Un certificat est une affirmation. Nous la vérifions avant que vous n'achetiez.
Le « certificat CE » n'existe pas en droit européen : la conformité repose sur la déclaration du fabricant et, pour certaines catégories de produits, sur une attestation d'un organisme notifié. Ce que nous recommandons a été contrôlé auprès des organismes qui ont émis ses documents, puis suivi dans le temps.
Pourquoi un certificat se lit comme une affirmation, pas comme une preuve
Le document le plus fréquent dans un dossier de fournisseur chinois est un PDF « certificat CE » avec un logo, un numéro et un tampon. Un PDF crédible ne prouve rien par lui-même : il peut être authentique, expiré, émis par un organisme non désigné pour cette réglementation, ou entièrement fabriqué. Certains organismes publient même la liste des faux documents qui portent leur nom.
En droit européen, l'importateur est responsable de ce qu'il met sur le marché. Un dossier qui ne tient pas devant un contrôle est le problème de l'importateur, pas celui de l'usine. C'est pourquoi rien de ce que nous recommandons ne repose sur un document seulement regardé.
Ce que nous contrôlons
Chaque certificat passe par les mêmes contrôles, quelle que soit la façon dont il nous parvient : la cohérence du document lui-même, l'existence de l'organisme émetteur et sa désignation pour la réglementation citée, la présence du certificat dans les registres de cet organisme, la correspondance entre la société nommée et l'usine qui produit réellement, et l'actualité des normes citées.
Le verdict est donné par une personne, vérifié ou rejeté, et lui seul détermine si un produit peut vous être recommandé. Le fournisseur est informé de ce qu'on attend de lui ; rien de nos contrôles internes n'est exposé.
Ce que vous recevez
Pas un tampon : un dossier traçable. La déclaration UE de conformité du fabricant, l'attestation quand la catégorie de produit l'exige, le dossier technique disponible sur demande, le verdict et sa date. Chaque dépôt, chaque contrôle, chaque verdict et chaque message est horodaté et conservé.
Les certificats émis sous la directive Machines 2006/42 sont signalés à l'approche de leur caducité : le règlement 2023/1230 s'applique à partir du 20 janvier 2027, et une commande passée aujourd'hui arrive sur le marché à cette date ou après.
Et après : un dossier tenu vivant
La vérification n'est pas un moment, c'est un suivi. Les dates d'expiration, les évolutions des listes de référence européennes et de la désignation des organismes sont surveillées en continu, et chaque certificat de nos dossiers est réévalué en conséquence. Si un certificat change d'état, dans un sens ou dans l'autre, l'équipe est alertée et décide à nouveau.
Les fournisseurs dont le certificat approche de l'expiration sont sollicités pour le renouvellement avant que cela ne devienne votre problème. Vous ne recevez pas un document une fois ; vous recevez un dossier qui reste à jour.
Ce que vous devez exiger avant d'acheter
- La déclaration UE de conformité, au nom de la société qui fabrique réellement, pas d'un intermédiaire de négoce.
- Quand la catégorie de produit l'exige, une attestation d'un organisme désigné pour cette réglementation, pas un « certificat CE » générique.
- Le dossier technique disponible sur demande, et une personne nommée qui répondra encore dans trois ans.
- Une garantie écrite qui dit ce qu'elle couvre, et qui la porte.
C'est le dossier que doit tenir chaque usine que nous recommandons. Si vous préférez ne pas le constituer vous-même, c'est précisément ce que nous faisons pour vous.